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Confinement : La revanche de l’économie Locale sur la Mondialisation

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Un monde en pleine décroissance

             Avez-vous déjà entendu parler de la décroissance ? Celle qui n’est pas, ou n’est plus perçue comme un concept péjoratif empreint d’utopie. Depuis quelques années déjà, on entend de plus en plus parler de décroissance positive, assumée, et surtout contrôlée. Décroissance engendrée par une conscience de l’urgence écologique. Mais également par l’idée que croître à l’infini dans un monde fini n’a pas vraiment de sens.

Depuis la crise causée par le COVID-19, une partie de la population s’est mise à adopter une consommation plus locale. Sans le savoir, ils ont ainsi fait le jeu de la décroissance.

Durant la période de confinement des problèmes d’approvisionnement transfrontaliers ont vu le jour. Dès lors, des centaines de milliers de personnes dans le monde ont privilégié les circuits courts. Le choix de consommer moins mais consommer mieux.

Les producteurs locaux ont alors rapidement mis en place des services de livraison de paniers locaux, encourageant ainsi une consommation responsable et locale. Ces services, leur ont également permis de survivre durant cette période où leur commerce était fermé (2). 

Cette période a permis une prise de conscience générale, celle de l’importance du travail de nos producteurs et commerçants locaux. Car oui, une fois les frontières fermées ce sont eux qui nous ont nourris, nous ont fournis en masque et nous ont apporté les produits de première nécessité. Ce sont également eux qui ont eu le plus besoin de nous et qui ont vécu et vivent encore très mal cette situation de crise.

Vincent Liegey, porte-parole du Parti pour la décroissance, estime que nous sommes dans un «modèle fondé sur une méga-machine à la productivité très puissante quand tout va bien, mais très fragile face au moindre problème».

Ce confinement va-t-il alors débouché sur une revanche durable de l’économie locale sur la mondialisation ?

Vers une société de consommation plus équitable

             Le confinement vient à l’instant de se terminer et par-delà nos habitudes de consommation, c’est avant tout l’heure des grandes remises en question. Une grande partie de la population souhaite quitter la ville et leur appartement pour une maison en campagne avec jardin. Beaucoup se disent qu’ils aimeraient travailler moins, passer plus de temps avec leurs familles, leurs amis, découvrir le monde (dont des pépites locales 😉 ). FlipNpik peut vous accompagner dans vos voyages d’ailleurs. Nous avons en effet une optique de voyager local, de découverte de commerces authentiques proposant des produits 100% locaux. Car oui, quel est l’intérêt de voyager au Brésil et de boire le même café qu’en France ?

Quoi qu’il en soit, ces nouvelles envies et questions engendrent de nouveaux modes de consommation, une consommation locale et responsable ! La qualité prône sur la quantité. Car oui, un retour à l’authentique et à l’humain est à souligner. Nous souhaitons encourager et remercier les producteurs situés au cœur de notre ville. Les grandes surfaces froides, remplies de produits bourrés d’additifs, trop sucrés ou salés avec des substances imprononçables ne sont plus pour nous.  Nous avons également renoué avec la bonne cuisine, la cuisine maison. Selon un article des Échos, les levures, les sucres aromatisés et la farine ont été les trois produits vedettes de la grande distribution.

«L’envie de consommer moins mais mieux existait déjà avant »  «ce qu’on a vu progresser de manière inattendue, c’est l’attraction pour le local, pour l’alimentaire via les circuits courts, les produits de sa propre région, et vers le made in France pour le non alimentaire», observe Philippe Moati de L’ObSoCo.

Tout ceci engendre une décroissance volontaire, ce qui ne peut qu’être bénéfique pour notre société, économie et environnement. Le monde actuel se rapproche fortement d’un monde Orwellien, ce déconfinement peut-être le début d’un « nouveau monde ». Un monde où l’humain, la santé et l’environnement prôneraient sur les bénéfices.

La surconsommation ne nous rend pas plus heureux

Les pubs et les multinationales nous font croire que nous avons besoin d’un nombre incalculable de choses, c’est faux et vous en avez eu la preuve. Durant ce confinement vous êtes-vous plus souciés de vos proches et de l’envie de sortir prendre l’air ou d’avoir la dernière veste à la mode ? Un exemple de ce qui nous rend plus heureux que la consommation ? Le jardinage, il a en effet été prouvé que d’arroser ses plantes nous rend plus heureux.

Giorgio Armani a dit « J’espère donc que nous verrons émerger un système plus authentique, aussi bien du point de vue humain que créatif. Et je crois que la société pourrait lever le pied, maintenant que nous avons appris à savourer ce qui importe réellement. » avant de conclure : « La consommation irraisonnée ne semble pas vraiment dans l’air du temps ».

Tout ceci nous laisse l’espoir de nouvelles habitudes, saines, locales et respectueuses. Faisons ensemble attention à ne pas re-rentrer dans le cercle vicieux des grandes enseignes et de la malbouffe.

Nous ne sommes pas les seuls à remarquer ces nouvelles envies et habitudes : Dans une tribune parue sur Libération, un collectif d’intellectuels favorables à la décroissance parlait du confinement comme d’une «demi-résonance avec la décroissance» : «la sobriété se fait néanmoins plus présente, nos relations sociales, familiales, amicales sont nos précieux remèdes. Nous entendons parler relocalisation, circuits courts, ralentissement».

Si on devait imaginer le monde de demain ? Du local livré à la maison par exemple ?

Si l’on devait imaginer le monde de demain, celui qui nous plairait pleinement. On pourrait penser que la course à pied remplacerait les antidépresseurs ? Les tomates cultivées chez nos producteurs locaux seraient celles que nous achèterions, sans pesticides et voyage de 3 semaines ? Que les jouets que nous achèterions à nos enfants ne représenteront aucun risque et seront réalisés localement par des employés payés à juste prix ?

L’idée n’est bien sûr pas de se priver, mais d’encourager le « made in local », de prôner la qualité à la quantité.

Alors oui, consommer local prend plus de temps et coûte éventuellement plus cher, mais pour répondre à cela, FlipNpik a mis une solution en place ! Nous avons en effet ouvert un shop en ligne, actuellement en teste sur Genève. Ainsi, vous pouvez commander sur différents commerces des produits locaux, frais et bon sans bouger de votre canapé. Savoir la composition exacte de son assiette, du fait maison et en plus sans bouger de chez soi. Est-ce que ce n’est pas un petit rêve qui se réalise ?

 “Made in Local”  le nouveau mode de consommation ?

             Le changement se fera-t-il dans la durée ou repartirons-nous de plus belle dans notre course effrénée de la croissance ? Nous espérons que non, cette épreuve nous a changés et consommer localement restera encré chez beaucoup d’entre nous.

Notre application FlipNpik est là pour encourager cette consommation locale. En boostant la visibilité des commerces de proximité FlipNpik favorise un nouveau mode de consommation, une consommation respectueuse, locale, saine et humaine. Notre objectif est de prôner le local face au global et faire la promotion des plus beaux terroirs.

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